WALTER

"Une horreur… un jaune qui pue, un rouge qui tâche, un bleu crado, un vert délavé, mais c'est comme ça que je les aime."

 
 
 
 
 
 
 
 
 
Walter Sene est peintre graphiste plasticien. Inspiré par le mouvement de la Figuration Libre , il a commencé à peindre à la fin des années 80. Des grandes fresques en extérieurs (boites de nuit, bars, friches industrielles), des décors destinés à des événements artistiques et des expositions en galerie : Walter s'est essayé à tous types de supports, de surfaces et de contextes afin de développer une expression personnelle libre de toutes contraintes.
Aujourd'hui, il privilégie le format tableau. Il peint, à l'acrylique sur toile, de drôles de personnages, des héros d'une culture adolescente issus de la bande dessinée, des petits personnages au graphisme parfois enfantin, parfois incisif et caricatural, c'est selon, selon ses états d'âme, son état d'esprit car « ce sont presque tous des autoportraits , dit-il, dans le sens où ils sont le reflet de mes sentiments, de mes émotions  » . Et c'est toute une série de portraits qui se détache en vignettes colorées sur de larges cadres blancs, comme de grands polaroïds peints, et WALTER ouvre devant nous un album d' “instantanés de vie”.

La peinture de Walter est un art de l'immédiateté, de la spontanéité de l'expression. C'est une peinture qui va vite, qui économise les moyens mais pas l'énergie : peu de couleurs mais franches, vives, contrastées, peu de matière mais triturée et un geste vif, rapide, assuré, parce qu'il faut que ça pulse, « il faut que la peinture exprime  » . Et si l'image ne suffit pas le mot, titre, légende ou graffiti lui vient en aide, poétique, sarcastique, humoristique, tendre parfois, parfois amer, toute la diversité des regards que Walter pose sur le monde.

Outre les tableaux, il a su se confronter à un travail d'assemblage, inspiré de la tradition de l'art brut, afin de donner naissance à des totems, véritables statues rituelles, faites d'éléments disparates et récupérés. Ainsi, le travail de Walter parvient à conjuguer les exigences d'une tradition picturale et plastique avec les mouvances et les dynamiques urbaines propres à ce début de siècle.