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La série de clichés présentés par la galerie Art Génération s'inscrit tout à fait dans la tradition de la photographie surréaliste, à la manière de René Magritte ou Gilbert Garcin. Les montages de Michel POIRIER jouent en effet sur le décalage, l'incongruité des situations, le trucage des images. Il déstabilise pour donner à voir une autre réalité, amusante ou angoissante.
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A une époque où la photographie numérique permet la falsification grâce à des programmes informatiques, Michel POIRIER, lui, continue de travailler à l'argentique en utilisant des caches et en intervenant sur le développement. |
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Infirmier dans une unité de pédopsychiatrie, puis éducateur spécialisé, Michel POIRIER suit en parallèle une formation en photographie scientifique et industrielle au Laboratoire Océanographique de Banyuls. Ce Breton d'origine quitte donc l'ouest et découvre la lumière violente du sud. C'est pour lui le départ d'une recherche photographique qui refuse les contrastes marqués et privilégie les éclairages doux. Il tend par là à retrouver les lumières délicates de sa région natale. |
Photographe professionnel, il travaille rapidement en free lance avec des maisons d'édition et des magazines tels que ELLE ou Le Pèlerin .
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